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Théâtrale mémoire

Ou mémoires théâtraux...

De temps en temps, je vais au théâtre. Souvent, j'ai des choses à en dire. Parfois, j'ai envie de les partager. Et généralement, deux mois après, j'ai oublié le nom du metteur en scène, de l'auteur, des comédiens. Reste la sensation...

Alors, voici un journal pour mémoriser un peu tous ces spectacles, et partager mes réflexions, échanger autour d'un rideau rouge.

Bon spectacle !

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Je les ai vus…

27 janvier 2013

Oreste

Il y a trois ans, j’avais vu Electre d’après Sophocle. Je n’avais pas trop aimé ou plutôt, je n’avais pas tout aimé.

Oreste dans 2013 oreste-200x300

Cette image, c'est un peu Où est Charlie ? Elle n'est pas dans la pièce...

Je ne suis pas retournée voir Electre au théâtre de Carros, et j’ai sans doute eu tort d’après tout le bien que j’en ai entendu ce soir. Par contre, je suis allée voir la nouvelle création : Oreste. Avec un peu peur. Et si encore une fois, je n’aimais pas trop ? En bonne langue de vipère de théâtre (je me suis plantée de titre pour ce blog…), je n’ai pas tout aimé. Mais avec une impression générale vraiment positive, limite à peiner pour me rappeler ce que je n’avais pas trop apprécié pendant le spectacle.

J’ai aimé le rythme, avec des transitions un peu lentes. J’ai aimé le jeu des comédiens qui incarnaient Electre, Tyndare, Pylade (un peu en force parfois), j’ai beaucoup apprécié Ménélas. J’ai moins accroché au chœur (qui chante pourtant vraiment bien) ou à Hélène (mais moi malade, je ferai pas aussi bien…). Oreste ça dépendait, parfois bluffée, parfois pas convaincue par son côté ironique – benêt.

J’ai entendu le texte (Euripide…) au point de me dire parfois : non, là, ce n’est pas possible, c’est inventé.

La langue de vipère a été moins convaincue par le chœur surexcité, le visage dans la boue, et d’autres trucs que j’ai oubliés parce que l’ensemble était bon.

A noter :

Oui, je me suis demandé quelle peine méritait Oreste pour son acte, et surtout si cet acte était justifié. (Remarque : aujourd’hui, à la radio j’entends que des égyptiens étaient condamnés à mort (ils avaient causé la mort de 73 personnes lors d’un match de foot). Aucune réaction de la communauté internationale, et ce soir, j’entends la même radio expliquer qu’il y a eu des émeutes à l’annonce de cette nouvelle, qui n’était qu’une rumeur. Alors là, flûte… Non, ce matin, c’était une information. Sans réaction. Sans que personne ne murmure que la peine de mort, ce n’était pas une solution en 2013. Enfin, je dois me tromper, mais ça me gonfle. Fin de la parenthèse qui montre bien que la question de la justesse de la condamnation en cas de mort est toujours d’actualité…)

Ce spectacle a été monté en trois semaines. Alors la langue de vipère peut s’incliner face au travail qui a été effectué.

Dans quelle mesure savoir comment le metteur en scène travaille influe-t-il mon jugement ? Pas trop j’espère…

 

Mise en scène : Cyril Cotinaut.

Compagnie TAC.Théâtre

Par théâtrale mémoire le 27 janvier, 2013 dans 2013, J'ai aimé..., Là, c'est des copains
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26 janvier 2013

les armes soeurs

Vue au théâtre de la Tour, cette comédie de la Compagnie de nos envies mise en scène par une collègue Pascale Pougault. Soyons clairs : ce n’est pas mon style et tout n’était pas bon. Mais il y a de bons moments et notamment une super comédienne et de bons comédiens. Certains sont criant de naturel. Le rythme est agréable malgré des passages un peu longuets, l’alternance entre filles / garçons se fait bien. Et évidemment, comme toujours dans ce type de pièce, on se dit, ah oui, ça je l’ai vécu. Il y a aussi les moments où au contraire cela semble improbable. Mais d’après la metteur en scène, tout est vécu. Sans que ce soit un documentaire ! Et pour les fleurs bleues comme moi, ouf, il y a un happy end. Sauvée…

les armes soeurs dans 2013 les-armes-soeurs

Une comédie classique, sans véritable rebondissement.

Parmi les reproches : la lecture de Psychologie magazine qui ne peut servir de scénario, un godemichet absolument monstrueux, et le mot est trop faible, une comédienne plus faible que les autres, et c’est dommage. Et des stéréotypes énormes, que ce soit dans les propos sur ces s… de mecs (les filles n’étant pas mieux) ou sur les coussins rose. Mais finalement, pour ceux qui aiment le rose et le cochon qui hurle quand on ouvre le frigo, ce n’est pas mauvais, on rit et on passe un bon moment.

 

 

Source : facebook.com

Par théâtrale mémoire le 26 janvier, 2013 dans 2013, Là, c'est des copains
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Novecento

Ah, Novecento pianiste.  Un de mes textes préférés. Un texte que j’ai vu jouer à Avignon cet été, il faudra que j’en parle rapidement. Un texte qui passait ce soir à Nice, à l‘Atelier 17, que je ne connaissais pas. Avec un metteur en scène que je ne connaissais pas non plus, une comédienne que je ne connaissais toujours pas. Bref. Je savais que j’allais voir / écouter un beau texte et cela suffisait à mon bonheur. Même pas l’habituelle appréhension de voir un texte aimé : les comédiens canadiens d’Avignon m’avaient prouvé que ça pouvait être bon, alors ça allait être bon.

C’est un texte difficile : une heure et demie seul sur scène. C’est un texte à voix multiples. C’est un texte qui nécessite de changer de rythme pour suivre le rythme du bateau (ce que lesdits canadiens avaient si bien réussi…).

Là, le rythme était heurté. Trop rapide au début, au point que je perdais des mots et ne comprenais pas ce qui avait été dit (c’est encore plus terrible quand un silence suit le mot qui a été avalé. On a tout loisir de se demander ce qui aurait dû être dit…). A d’autres moments, un débit lent, des pauses longues, qui semblaient être là pour permettre à la comédienne de retrouver son texte. Il faut aussi noter les bafouillages, auxquels je voudrais ne pas jeter la pierre, c’est tellement dur comme texte, mais quand même, il y en avait beaucoup.

Le texte de Novecento  fait la part belle à la musique, ce qui à mon avis est un piège. Là, le choix avait été fait d’utiliser Art Tatum pour la BO. Bon choix en soi, mais parfois trop fort, parfois inutile, parfois en contradiction avec  ce qui était dit (la scène du duel de musique : le morceau de Novecento devrait être une « apnée », le morceau illustrant est tour tranquille…).

 

Alors, heureusement, le texte est beau, heureusement il y avait quelques passages de grâce (la scène sur les barils), heureusement la mise en scène est très épurée et évitait le too much qui aurait été le coup de grâce, heureusement, il y avait quelques belles images (au début notamment).

Mais ce n’était pas suffisant.

Interprété par Maya VITORGE…
Mise en scène: Jacques FENOUILLET

Par théâtrale mémoire le 26 janvier, 2013 dans 2013, Beuh désolée mais non...
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19 janvier 2013

L’impromptu de Versailles

Mise en scène : Paul Chariéras

L'impromptu de Versailles dans 2012 limpromptu-de-versailles

Source : http://nathaliesternalski.over-blog.com

Le dispositif était impressionnant : coulisses, machineries et scène vue du fond. Le texte époustouflant de modernité, à croire que Molière faisait une psychanalyse moderne. Mais, j’ai le souvenir d’avoir eu un peu de mal parfois à entendre le texte.

Par théâtrale mémoire le 19 janvier, 2013 dans 2012, J'ai aimé..., Là, c'est des copains, Tnn
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Whatever works

Je n’avais pas vu le film de Woody Allen, alors on ne peut pas me taxer de snobisme…

Mise en scène : Benoin.

Whatever works dans 2012 whatever-works

Je n'ai pas retrouvé le prospectus. Source : delaculture.com

Pendant la représentation, je n’en pouvais plus : Michel Boujenah gueule. C’est à dire qu’il est censé être un râleur. Ca OK. Mais là, il gueule. Et les répliques que j’entendais, il fallait que je me les répète pour me rendre compte qu’elles étaient drôles. Qu’elles auraient même pu être très drôles si elles avaient été dites avec un peu d’ironie, sans gueuler.

D’autres n’ont pas supporté la comédienne (Nora Arnezeder d’après ce que je trouve sur Internet…), trop criarde. C’est dire que ça crie de toute part sur scène !

Autre chose m’a gênée, c’était les décors. Impossible pour moi de comprendre pourquoi on nous fichait des écrans de vue de Paris, pourquoi il fallait absolument que les trois copains se retrouvent dans un café… Ca je l’ai compris en voyant le film. C’est simplement parce que Benoin n’a pas mis la pièce en scène. Il a repris la mise en scène de Allen, l’a déplacée à Paris et zou… on joue. Super, vraiment. Et évidemment, c’était le spectacle obligatoire ! A croire qu’il avait perdu un pari avec le technicien, et qu’il lui a fait un cadeau.

Bref, je n’ai pas aimé. Ni même compris que ce spectacle puisse tourner ailleurs qu’à Nice.

Par théâtrale mémoire le 19 janvier, 2013 dans 2012, Beuh désolée mais non..., Tnn
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18 janvier 2013

La Contrebasse

Texte de Patrick Suskïnd. Avec Clovis Cornillac. Mis en scène par Benouin.

La Contrebasse dans 2013 la-contrebasse

Un plateau dépouillé. Un homme et sa contrebasse

C’était une invitation pour la générale. Du coup, je ne sais pas trop à quoi ressemblera la pièce en réalité, même s’il n’y a pas eu d’interruption, juste un oubli de Cornillac. Enfin, un très visible, avec souffleur pour aider. Plusieurs autres à mon avis, récupérés illico, mais une sensation que ça aurait dû filer et non hésiter. Quand même on nous a expliqué au début de la répétition que ce soir là, ils testaient une fin nouvelle. Je dois dire que j’ai bien aimé cette fin, très douce. A part quand Cornillac se recroqueville alors qu’il dit vouloir enfin se mettre en avant. Sinon, pas grave, c’était une belle fin, avec un très beau jeu d’ombres.

Pour le reste. Je ne sais pas. Deux trucs m’ont vraiment dérangée.

  1. Tout est très nickel au début de la pièce, tout le redevient à la fin. Mais pendant la pièce, le personnage (et l’acteur du coup) décapsule 15 bières, qu’il boit en grande majorité et laisse traîner les cannettes partout, laisse les placards ouverts, dévoilant un super décor. Le seul truc, c’est que ce n’est pas cohérent, ce côté bordélique, alors que tout est super organisé, même dans les placards, dès la première image où on le voit repasser sa chemise pour le soir. Il découpe très précautionneusement des carottes poireaux céleri pour une soupe qui ne cuira jamais, quelle drôle d’idée d’être réaliste sans aller jusqu’au bout. Enfin, pour être honnête, j’ai un peu piqué du nez à ce moment-là… Donc, peut-être que j’ai loupé l’instant où il explique ce qu’il va faire de sa julienne de légumes. Mais je ne crois pas. Toujours est-il que même à ce moment-là, bourré, les placards ouverts, des cannettes partout, les épluchures vont toutes dans un récipient exprès. Un bordel superficiel, créé pour la pièce. Auquel il est difficile de croire par conséquent.
  2. Je m’attendais à une déclaration d’amour à la contrebasse. Ca commence comme ça en tout cas. Finalement, c’est une déclaration d’amour à Sarah et de haine à sa contrebasse. Pourtant, il pourrait y avoir une ambiguïté. Là, on passe d’un état à un autre. Il y a une ambiguïté quand il parle de Schubert. Mais c’est tellement peu, le début (la déclaration d’amour) est tellement poussif (là, c’est peut-être le trac ou le comédien pas encore rentré dans son personnage. On ne saura jamais…) qu’on ne voit plus que la répulsion, sans « Je t’aime moi non plus ». Peut-être que je me plante, peut-être que l’ambiguïté aurait été une mauvaise chose à jouer parce que on a besoin de sentiments forts et visibles, bordel. Et que l’ambiguïté n’est jamais qu’un entre-deux, peu porteur. Mais je n ‘en suis pas certaine. J’ai l’impression que ça aurait pu être enrichissant, parce que les moments où la passion de la musique emporte le personnage sont riches. Parce que les moments où de façon brutale, il viole sa contrebasse, je n’avais qu’une envie : que ce soit plus doux, moins directe, plus insinué.
  3. (je sais j’avais dit deux points….) J’ai dû partir tout de suite à la fin pour ne pas  attendre une heure dans le froid mon bus de nuit. Du coup, je ne sais pas quels ont été les retours. Et j’aurais adoré savoir comment travaillent ces « grands ».

Avec tout ça, on pourrait croire que je n ‘ai pas aimé. Pourtant si : il y a tout une partie où je me suis laissée embarquée. Cornillac joue plusieurs personnages avec talent. Son personnage est un gros balourd finalement attachant. Beaucoup de gens ont beaucoup ri. La musique est splendide. Et cette fin était belle, avec ce Sarah crié murmuré.

Par théâtrale mémoire le 18 janvier, 2013 dans 2013, Bien, mais..., Tnn
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13 janvier 2013

Semianyki ou La Famille

Ils sont russes. Ils sont clowns. Ils ne parlent pas. Ils nous parlent de la famille. Je suis ressortie de là avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Semianyki ou La Famille dans 2011 semianyki

Ca fait du bien de rire

Cette famille déjantée, c’est un père qui menace de partir. Une mère enceinte jusqu’aux dents. Quatre enfants déjà nés qui semblent avoir pour mission de faire le plus de bêtises possibles et les plus dangereuses imaginables. Cela crie, rie, sursaute. C’est parfois poétique, parfois juste comique.

Par théâtrale mémoire le 13 janvier, 2013 dans 2011, J'ai beaucoup aimé..., Tnn
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Des fleurs pour Algernon

Des fleurs pour Algernon dans 2012 des-fleurs-pour-algernon-300x179

Un décor qui symbolise assez bien le laboratoire où Charlie va apprendre à devenir intelligent.

Petit déplacement à Paris pour voir cette adaptation du roman de Daniel Keyes, mis en scène par Anne Kessler.

Ca fait peut-être provincial de dire ça, mais c’était vraiment bien ! Grégory Gadebois est seul sur scène. Il réussit le tour de force de nous faire entendre les fautes d’orthographe et l’écriture sans ponctuation de Charlie. En changeant son débit, sa façon de se caler dans son fauteuil, de regarder, il devient Charles, ce grand chercheur, un peu cynique. Puis redevient Charlie, nous attristant tous.

Je suis vraiment fan des mises en scène sobres, du jeu où le mot est roi… Qui sert une belle histoire. Pour ceux qui ne connaissent pas : Charlie est l’imbécile du village. Il accepte sans trop comprendre à quoi il s’engage de subir une opération qui le rend intelligent. Mais la souris cobaye, Algernon, commence à décliner, présageant le sort de Charlie.

Un très bon spectacle.

Par théâtrale mémoire le 13 janvier, 2013 dans 2012, J'ai beaucoup aimé...
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La secrète obscénité de tous les jours

Au théâtre de Saint-Laurent-du-Var, par l’Emetteur Compagnie. Un texte écrit par Marco Antonio de la Parra, mis en scène et joué par Olivier Jeannelle et Laurent Pérez.

La secrète obscénité de tous les jours dans 2012 la-secrete-obscenite-de-tous-les-jours1-210x300

De la bouffonnerie politique. Ca fait réfléchir, mais ce n'est pas mon style.

Commençons par un petit résumé : deux hommes en imperméables et aux jambes nues attendent devant un lycée. Ils se rejettent, se reconnaissent, découvrent qu’ils ont tous les deux torturés ou bourreaux et se sont tous les deux enfuis.

Ce résumé a un gros défaut : il est rationnel. La pièce ne l’est pas. La discussion avec les comédiens après explique tant de choses : il s’agit d’une pièce écrite sous Pinochet par un chilien sous une forme de Buffa pour échapper à la censure (peine perdue…). Du coup, la pièce est bouffonne, on est sans cesse déroutés et, pour moi, cela implique qu’à chaque nouvel indice, mon cerveau s’arrête pour faire le point (pas pratique pour suivre !). Et mon esprit rationnel cherche à comprendre pourquoi les personnages choisissent ces personnalités et ce déguisement. La pièce pose de nombreuses questions, et ça, j’aime ! Le rythme est bon, et j’aime aussi ! Les comédiens sont bons dans leur style, et que demande-t-on de plus ?

Malheureusement, ce style n’est peut-être pas le mien.

Donc, c’est bien, mais…

Par théâtrale mémoire le 13 janvier, 2013 dans 2012, Bien, mais...
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Le Bourgeois Gentilhomme

Quand j’ai vu que le TNN programmait le Bourgeois Gentilhomme mis en scène par Catherine Hiegel, j’ai sauté dessus ! Quoi, le spectacle dont j’entendais tant de bien à la radio. La mise en scène qu’il fallait voir. La mise en scène qui respectait la transdiplinarité de cette comédie-ballet, avec musique, danse, chant et théâtre… Super !

Le Bourgeois Gentilhomme dans 2012 bourgeois-gentilhomme1

François Morel et Héloïse Wagner

Et bien, oui, c’est un beau spectacle. Gai, coloré, musical, enlevé, enjoué… De ce point de vue, le contrat est rempli. Et pourtant, je suis sortie un peu déçue. L’impression de trop de bruit et de mouvement, au détriment parfois du texte. Et un final qui ne m’a pas convaincue.

Bref, un beau spectacle de qualité. C’est ce qu’on lui demande. Sans ce petit truc qui en fait quelque chose d’exceptionnel.

Par théâtrale mémoire le 13 janvier, 2013 dans 2012, Bien, mais..., Tnn
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